par
Erik Assadourian
traduit de World Watch
La société moderne, en anglais Corporation, soit la société de capitaux, est la forme dominante du commerce dans le monde aujourd’hui. Or l’influence de telles sociétés ne se limite pas au monde des affaires. Alors qu’elles se sont multipliées en nombre, en taille, en pouvoir, ces sociétés ont commencé à exercer une influence extraordinaire sur la vie civile, économique, et culturelle des sociétés humaines hôtes de celles-ci. Bien que les sociétés multinationales soient des instruments efficaces pour générer certains types de richesses, une bonne part de leur influence peut très justement être jugée pernicieuse et même dangereuse.
Le terme « hôte » fait allusion à une métaphore biologique - une symbiose - utile pour décrire les relations entre les entreprises multinationales et les sociétés humaines dans lesquelles elles sont ancrées. Le présent article explore cette métaphore et expose une vue générale des problèmes qui ont émergé en conséquence de l’évolution destructive opérée par les sociétés internationales. Nos prochains articles auront pour but d’explorer les différentes manières de répondre à ces problèmes.
Les variétés d’expériences symbiotiques
La forme de propriété en « société » date du Moyen-Âge européen, une époque durant laquelle le concept s’appliquait surtout aux villes, aux universités et aux ordres religieux. Les sociétés commerciales, lorsqu’elles sont apparues, beaucoup plus tard, furent établies pour des objectifs spécifiques. Conçues pour lever de plus grands capitaux que le capital-risque limité, on pouvait en faire usage pour créer de nouvelles industries, coloniser des continents éloignés, construire de nouveaux canaux et de nouvelles voies ferrées - autant d’initiatives qui devaient bénéficier au bien-être commun dans son ensemble. Bien qu’elles dussent en profiter elles-mêmes (en faisant des profits), ces sociétés devaient exister dans une relation symbiotique avec les sociétés humaines où elles s’installaient, instaurer une relation mutuelle.
La nature a inventé de telles relations et a fait évoluer un grand nombre d’entre elles. Parmi les exemples vivants, nommons le pluvian fluviatile qui mange les sangsues sur les gencives des crocodiles du Nil. Certaines espèces de pucerons excrètent le miellat, un délice pour ses fourmis protectrices. Rhizobia, une bactérie, vit sur les racines de légumes et convertit l’azote atmosphérique pour que la plante puisse s’en nourrir, tout en recevant en échange de l’énergie.
Il est intéressant de savoir que, selon le biologiste David Hibbett de l’Université Clark, ces relations mutuelles ne sont pas des aboutissements stables et finaux de l’évolution, « mais connaissent plutôt une instabilité qui leur est inhérente et peuvent être perturbées par des conflits d’intérêts parmi les partenaires. La rupture des mutualités peut mener à une relation parasite ou même à la dissolution complète de la symbiose ». Certaines espèces de papillons du yucca par exemple ont évolué de pollinisateurs du yucca pour devenir des mangeurs de graines ne polinisant plus la plante. Et certaines plantes ont changé : alors qu’elles échangeaient autrefois des sucres contre des minéraux avec leurs champignons symbiotes, elles se sont transformées en parasites puisant de l’énergie et drainant les deux ressources des réseaux de plantes fongiques.
Illustration : Sam Hundley
La même dynamique - de mutualismes transformés en parasitismes - peut être observée dans la relation entre les grandes entreprises et la société humaine. A l’origine, cette symbiose avait été conçue pour être mutuellement bénéfique. Venant de modèles commerciaux traditionnels, les premières sociétés avaient des mandats limités, en premier lieux pour répondre à des besoins sociétaux et économiques (par exemple fournir un produit ou un service particulier) et en échange, ils se voyaient offrir l’accès à de l’énergie humaine (sous forme de capital ou de travail). Mais cette relation a évolué vers une relation parasite à travers laquelle les sociétés ont pris de plus en plus le contrôle de l’énergie des sociétés humaines et désormais, même si elles fournissent encore des biens et des services en retour, elles sécrètent des toxines dans l’organisme hôte - un peu comme le Glomus macrocarpum, une espèce de champignon qui fournit du phosphate aux plants de tabac (comme les autres espèces de Glomus) mais ralentit également passablement la croissance de la plante. Bien entendu, toutes les sociétés ne sont pas devenues des parasites (pas plus que tous les champignons, papillons ou plantes symbiotiques). Mais bon nombre d’entre elles ont eu et continuent d’avoir des effets dévastateurs sur leur hôte.
Le parasitisme lui-même n’est cependant pas plus une fin en soit que le mutualisme - il l’est peut-être encore moins concernant les grandes entreprises et les sociétés humaines, dont la relation actuelle pourrait mener à la destruction d’une ou des deux symbiotes. Si les grandes entreprises multinationales continuent à souiller l’environnement - en produisant des produits chimiques toxiques, en modifiant le climat, en détruisant les écosystèmes - elles pourraient provoquer des dommages irréversibles à la Terre et ainsi déclencher un déclin important de la société humaine (et celui du système des sociétés qui en dépend lui-aussi). Ou alors c’est la société humaine hôte, rendue furieuse par l’imminence de ces destructions environnementales - pour ne pas mentionner les nombreux abus commis à l’encontre des travailleurs, des consommateurs et des communautés - qui pourrait se révolter et purger son corps des sociétés parasites. Mais cette action elle aussi aurait son prix.
La plupart des sociétés, presque la majorité, produisent des produits et des services de valeur et rendent possible un système social complexe et hautement technologique, qui a allongé le temps de vie, permis les communications planétaires et les voyages, et ont fourni des produits bon marché, abondants et divers de par le monde. Alors que certains militants défendent la révocation complète de toutes les accords avec les sociétés multinationales, ni la chute des sociétés humaines, ni la dissolution du système des grandes entreprises, ne semblent préférables à la redéfinition intentionnelle de cette symbiose pour la rendre plus mutuelle.
Les experts sur les sociétés ont défendu cette position depuis des décennies. Dans son ouvrage Concept of the Corporation, écrit en 1946 et devenu depuis un classique, Peter Drucker soutient que même si les sociétés doivent pouvoir profiter de leurs activités économiques - le profit est essentiel à leur survie - « cela ne signifie aucunement que les sociétés devraient être libérées d’obligations sociales. Au contraire elles devraient être organisées pour remplir automatiquement ces obligations sociales dans l’acte lui-même qui consiste à rechercher son meilleur intérêt. »
Partenaires et parasites
Une étape importante dans l’histoire des sociétés date de 1600 lorsque la reine Elizabeth d’Angleterre accorda une charte à la Compagnie des Indes orientales. La nouvelle société jouit alors d’un privilège relativement nouveau, une responsabilité limitée : les investisseurs devenaient responsables à hauteur de la somme qu’ils avaient investie dans la compagnie, et cela même si le total de la dette dépassait l’investissement. Cette responsabilité limitée attira des investissements beaucoup plus importants, ce qui était le but de l’Angleterre. Elle visait la mobilisation de ressources suffisantes à l’établissement de colonies et l’extraction des richesses du Nouveau Monde.
Menées par les Compagnies hollandaise et britannique des Indes orientales, les sociétés acquirent un pouvoir significatif leur permettant de définir le commerce et le transport mondial, la gouvernance des colonies, et même, de créer de nouvelles lois favorables à leurs intérêts - c’est une des raisons pour lesquelles dans son traité politique Leviathan, publié en 1651, Thomas Hobbes les compare à des vers parasites dans les entrailles du corps politique.
En 1776 cependant, une population était prête à purger son système des parasites qui l’habitaient. Une série de lois, dont les lois Townshend et les lois de 1773 sur le thé - qui pour l’essentiel accordaient à la East India Company un monopole sans impôt sur le thé des colonies américaines - a été à l’origine de la révolte des colons contre l’Angleterre et de l’éclosion d’une nouvelle république dans laquelle le rôle des sociétés était considérablement restreint. Dans ces Etats-Unis d’un nouveau genre, les législations étatiques ont imposé des limites aux sociétés, au capital auquel elles pouvaient accéder, et même à la durée de leur existence. Comme l’observe l’expert Robert Hinkley, « ces restrictions, de la Révolution américaine à la guerre de Sécession, ont garanti l’intérêt public contre les abus des sociétés ».
Mais cette tenue en laisse du système encadrant les sociétés américaines commença à se relâcher. La naissance de nouvelles industries, comme le transport ferroviaire, démontra combien important était le modèle de grande entreprise pour mobiliser les capitaux fabuleux et les travailleurs que de telles entreprises nécessitaient. L’influence des sociétés fut encore renforcée durant la guerre de Sécession lorsque le gouvernement de l’Union s’appuya lourdement sur l’industrie privée pour produire son matériel de guerre. L’ensemble de ces facteurs engendra des sociétés toujours plus influentes, et même incontournables dans le paysage économique et politique.
Illustration : Sam Hundley
De manière à attirer ces sociétés toujours plus influentes (et de s’assurer les revenus fiscaux qu’elles génèrent), les Etats rédigèrent des lois de constitution de sociétés par actions (incorporation) plus souples. Le New Jersey fut un des premiers Etats à agir dans ce sens, en retirant les limites sur la capitalisation et en permettant aux sociétés la possession d’actions d’autres sociétés. S’en suivit une course vers le bas dans laquelle d’autres Etats affaiblirent leurs lois encore davantage. En 1899, la Loi générale sur les sociétés du Delaware avait rendu cet Etat le plus attractif pour la constitution de sociétés par capitalisation en éliminant plusieurs des limitations qui restaient aux sociétés, dont les clauses limitant la durée de vie et les buts des sociétés. D’autres Etats (et d’autre pays) adoptèrent finalement des lois similaires, consolidant les privilèges des sociétés anonymes à travers les Etats-Unis et dans le monde. Et bien que de temps en temps la population américaine hôte de ces sociétés se soit rebellée - Théodore Roosevelt et son démantèlement des trusts, Franklin D. Roosevelt et le New Deal, par exemple - le pouvoir des sociétés est aujourd’hui plus fort que jamais.
Le pouvoir parasite
En 2002, plus de 61’000 sociétés transnationales avec plus de 900’000 affiliations étrangères conduisirent des opérations dans le monde. Selon la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), les sociétés affiliées seules ont produits 17.6 billions de ventes (17’600 milliards) et employèrent 54 millions de personnes. Les 100 plus grandes entreprises transnationales étaient à l’origine de 14 pour cent des ventes et de 13 pour cent des emplois.
La richesse des plus grandes sociétés anonymes rivalise ou dépasse celle de plusieurs gouvernements nationaux. Une comparaison mesure les revenus des sociétés contre la production nationale exprimée en produit national brut : parmi les 100 plus grandes économies en 2002, 50 étaient des sociétés transnationales. Mais une grande proportion de la richesse mesurée en PNB est produite par des intérêts privés. Une meilleure relation est peut-être celle comparant les revenus des sociétés avec les dépenses des gouvernements. Selon cette mesure les écarts sont encore plus importants : parmi les 100 « gouvernements » nationaux les plus importants en 2002, 76 sont alors des sociétés. La plus grande, Wal-Mart, avait des revenus supérieurs aux dépenses de tous les gouvernements, à l’exception de six.
Il y a deux problèmes devant de telles concentrations de pouvoir entre les mains de sociétés commerciales et ces problèmes sont liés. Premièrement, le pouvoir augmente la capacité des sociétés à influencer les affaires sociétales, qu’il s’agisse de fixer des prix ou d’altérer des lois. Deuxièmement, alors que les sociétés et les gouvernements ont peut-être les mêmes pouvoirs, ces derniers sont conçus - du moins dans les textes - pour défendre les intérêts publics, et ils sont nombreux à devoir rendre des comptes à leurs administrés. Du fait des pressions des actionnaires et d’autres exigences, la majorité des sociétés aujourd’hui visent pratiquement uniquement aujourd’hui la maximisation des profits de leurs actionnaires - ils le font en outre en externalisant autant que possible les coûts sociaux et environnementaux.
Dans son livre Tyranny of the Bottom Line, Raph Estes examine l’étendue de cette externalisation des coûts par les sociétés américaines. En intégrant à ses calculs les blessures au travail, les frais médicaux engendrés par l’utilisation de produits dangereux, les coûts de santé liés à la pollution et de nombreux autres facteurs d’externalisation, Estes a établi que les coûts externes pour les payeurs d’impôts aux Etats-Unis totalisaient $ 3.5 billions (3’500 milliards) en 1995 - quatre fois plus que les profits des sociétés américaines cette année-là ($822 milliards). Ce type d’externalisation des charges est évident et facilement observable : des ciels voilés, des consommateurs atteints dans leur santé, des travailleurs appauvris aux Etats-Unis et ailleurs dans le monde.
Selon un rapport publié en 2004 par une membre de la Chambre américaine des Représentants, George Miller, chaque tranche de 200 employés des magasins Wal-Mart pourrait coûter à l’impôt fédéral $420’000 par année en aide fédérale du fait des salaires trop bas de ces derniers pour assurer leurs besoins de base (assistance au logement, crédits d’impôt, assistance à l’obtention d’une assurance sociale). Par ailleurs de nombreuses sociétés vont chercher leurs employés outre-mer pour y exploiter des travailleurs mal organisés dans des pays à faibles revenus et politiquement conciliants. Plus de 40 millions de personne travaillent aujourd’hui dans des zones vouées exclusivement à produire des produits pour l’exportation ou dans des zones dites de « libre échange ». Ces zones, souvent franchisées au regard de la législation nationale où elles se trouvent, permettent aux fabricants d’exiger de longues heures de travail, d’imposer les salaires les plus bas, et d’ignorer les réglementations sanitaires et sécuritaires les plus élémentaires.
Les sociétés ont obtenu des libertés considérables et leurs agissements affaiblissent les hôtes desquels elles dépendent. Elles le font en faisant main basse sur la réglementation, en redéfinissant les lois sociétales en faveur d’intérêts dévolus à leurs bénéfices personnels. Ce n’est pas une chose nouvelle ; les sociétés ont toujours cherché à influer sur les décisions des législateurs. La puissance actuelle des sociétés multinationales, leur argent, et leur liberté, sont sans précédent cependant et se prendre la maîtrise de la réglementation est devenu chose courante. Les résultats de cette dérive se retrouvent dans des dizaines de lois et dans des dizaines de décisions de justice qui aujourd’hui protègent le droit au profit des sociétés, leur droit de polluer, leur droit de breveter la propriété intellectuelle - au dépend des citoyens, des fermiers, des travailleurs, des consommateurs, des communautés et des Peuples Autochtones. Comme le Président américain Rutherford B. Hayes l’a un jour fait remarquer, « notre gouvernement est constitué du peuple, par le peuple, mais plus pour le peuple. Nous avons un gouvernement de sociétés, par les sociétés, et pour les sociétés. » Cette remarque a été faite en 1884 ; elle est plus vraie que jamais aujourd’hui.
Les hôtes des parasites sont en général incapables d’altérer le comportement destructeur des parasites ayant envahi leur système - une incapacité qui leur est souvent fatale. L’humanité cependant peut regagner le contrôle et définir le rôle des sociétés pour qu’elles soient bénéfiques aux hôtes plutôt qu’être à l’origine de leur destruction.
Définir les contours d’une co-évolution symbiotique
Dans son premier message annuel au Congrès en 1901, le Président Theodore Roosevelt expliqua que « les grandes sociétés n’existent que parce que nos institutions sont à l’origine de leur création et qu’elles les protègent ; il est ainsi de notre droit et de notre devoir de s’assurer qu’elles travaillent en harmonie avec ces institutions. » Aujourd’hui un grand nombre d’acteurs sociaux aux horizons les plus divers mettent en œuvre autant de stratégies pour redéfinir la relation entre la société et les grandes entreprises, pour en faire une relation plus saine et harmonieuse.
Une stratégie consiste à reprendre le contrôle de la machine régulatrice. De nombreux décideurs politiques et de nombreux militants luttent pour renforcer la législation environnementale et du travail, pour réformer les lois sur les campagnes de financement des entreprises, et même, dans certains cas, pour revoir les chartes sur les sociétés en modifiant les lois des Etats. Robert Hinkley, qui milite pour une réforme de la charte des sociétés aux Etats-Unis, essaye de faire adopter une modification simple des lois d’Etat sur la charte des sociétés, un changement qui pourrait transformer radicalement le rôle de ces dernières. Cette clause simple apporterait une nuance de taille à la notion de profit, en précisant : « ... pas au dépend de l’environnement, des droits humains, de la santé publique et de la sécurité, de la dignité des employés et du bien-être des communautés dans lesquelles opèrent les compagnies. »
Les détenteurs d’actions deviennent aussi une force de changement en déplaçant leurs investissements pour s’éloigner des industries irresponsables comme celles du tabac, des armes et du jeu. En 2003, plus de $ 2.6 billions ($ 2’600 milliards) avaient été investis dans des fonds socialement responsables de par le monde. Aux Etats-Unis, qui cumule plus de 80 pour cent des investissements socialement responsables, plus d’un dollar sur neuf investi cette année-là a été dirigé vers ce type d’investissement. De plus, ces investisseurs utilisent leurs actions pour faire pression sur les entreprises afin qu’elles modifient leurs politiques sur toute une série de questions allant des changements climatiques aux compensations accordées aux PDG.
Les groupes militants font également pression sur les sociétés pour qu’elles réévaluent leur rôle dans la société en prenant pour cible des firmes parmi les plus puissantes et les mieux connues ; des demandes leurs sont adressées pour qu’elles adoptent des pratiques plus responsables avec des perspectives sociale et environnementale. Les sociétés qui ignorent ces ultimatum sont souvent sujettes à de manifestations organisées, des boycotts, et d’autres formes de publicités embarrassantes.
Et bien entendu les dirigeants avisés des sociétés travaillent à l’amélioration de leurs propres responsabilités. Certains le font parce qu’ils croient vraiment à l’importance de la stabilité à long-terme de l’environnement planétaire, ou parce qu’ils veulent faire des affaires de manière éthique. D’autres reconnaissent qu’à moins d’apparaître « socialement responsable », ils seront bientôt la cible de militants, d’actionnaires agacés, ou de représentants de l’Etat. Mais qu’il s’agisse d’intérêts personnels ou de préoccupations plus larges, un certain nombre de sociétés commencent à prendre le chemin d’une relation davantage plus avec la société. Le PDG de BP, John Browne, a été l’un de plus prolixes sur la nécessité d’une attitude plus responsable envers la société et l’environnement, et cela même s’il dirige la plus importante compagnie pétrolière du monde. Dans un débat au Forum économique mondial en janvier, Browne a avancé l’idée selon laquelle les sociétés doivent déterminer comment elles peuvent arriver à « négocier une mutualité » avec chacun des individus dont elles influencent la vie. Browne et d’autres comme lui, qu’elle que soit leur perspective, reconnaissent l’importance d’un vrai mutualisme entre les entreprises et les sociétés hôtes. Nos prochains articles dans cette série vont détailler les efforts nouveaux et nombreux qui pourraient rendre cette relation aussi harmonieuse que possible.
Erik Assadourian est chercheur chez Worldwatch.