En référence à notre article : « Un peu de propergol dans votre salade », paru en nov./déc. 2003 : les législateurs américains autorisent le « nettoyage » des perchlorates. En juin 2004, le Sénat américain a approuvé un amendement au projet de loi du Département de la défense, appelant ce dernier à remédier au problème de la contamination par les perchlorates des sites militaires, où ces produits étaient utilisés comme carburant pour les missiles. Ce projet de loi a été soutenu par Diane Feinstein, sénateur de Californie, l’Etat grâce auquel la majorité des témoignages cités dans l’article de L’État de la planète ont pu être obtenus.
Concernant l’article « Crimes of (a) Global Nature », paru en sept./oct. 2002 (non traduit) : les navires de plaisance acceptent de cesser de déverser leurs eaux usées dans l’océan. La compagnie de croisière Royal Caribbean International prévoit d’installer un système de traitement sur ses vingt-huit bateaux afin de nettoyer ses eaux usées avant de les rejeter à l’océan. Un porte-parole de l’International Council of Cruise Lines, une association qui représente quinze des plus grandes entreprises de croisière du monde, a promis que d’autres suivront l’exemple.
Concernant l’article « Send in the Clones ? », paru en juill./août 2002 (non traduit), et “Le relativisme scientifique de Bush”, paru en jan./fév. 2003 : les scientifiques dénoncent la manière dont l’administration Bush déforme le discours scientifique. En juillet, soixante scientifiques, dont vingt lauréats d’un prix Nobel, ont publié une déclaration demandant à Georges W. Bush de cesser de manipuler la savoir scientifique à des fins politiques. Plus de 4’000 scientifiques, dont quarante-huit lauréats d’un Nobel et cent vingt sept membres de l’Académie nationale des sciences, ont aujourd’hui signé, au nom de « l’Union des scientifiques inquiets » (Union of Concerned Scientists) une déclaration manifestant leur mécontentement vis-à-vis de l’attitude du gouvernement.
Concernant l’article « L’agriculture industrielle dans le monde en développement », paru en mai/juin 2003 : la Banque mondiale modifie son opinion à propos de l’élevage industriel. Autrefois financier de projets importants pour l’élevage industriel dans les pays en développement, la Banque mondiale a aujourd’hui admis que plus cette industrie se développait, « plus le risque était grand que, sous la pression, les pauvres soient exclus, l’environnement dégradé, et la sûreté et la sécurité alimentaires planétaires menacées. » La Banque a promis d’envisager une alternative aux projets actuels, qui devrait réduire la pauvreté, assurer la sécurité alimentaire, et garantir le bien-être des animaux ainsi que la préservation de l’environnement.