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Regard sur la terre


traduit de World Watch


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Regard sur la terre / 1.6 Mo




La diversité des abeilles et celle des fleurs sauvages déclinent en parallèle

Selon une nouvelle recherche menée en Grande-Bretagne et aux Pays Bas, la diversité des abeilles et celle des fleurs sauvages qui en dépendent pour la pollinisation déclinent simultanément. Alors que d’autres études se sont intéressées à la réduction du nombre d’insectes assurant une pollinisation spécifique, il s’agit de la première à suggérer des pertes à grande échelle. « Nous avons été choqués par le déclin des plantes et des abeilles », a affirmé Koos Biesmeijer, chercheur à l’université de Leeds et auteur principal de l’analyse publiée dans le numéro de Science du 21 juillet. « Si ce schéma se reproduit ailleurs, le « service de pollinisation » que nous tenons pour acquis pourrait être en danger. »

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Une abeille Andrena hattorfiana sur une fleur de scabieuse des champs (Knautia arvensis).

Photo : © Gérard Minet

Les chercheurs ont réuni des informations sur la biodiversité provenant de centaines de sites dans les deux pays et ont découvert que la diversité des abeilles avait décliné dans presque 80% d’entre eux sur les 25 dernières années. Les plantes sauvages qui dépendent des abeilles pour la pollinisation ont décliné en parallèle alors que les plantes qui dépendent en grande partie du vent et de l’eau pour leur pollinisation ont augmenté au Royaume-Uni.

Des chercheurs ont estimé la valeur mondiale des abeilles comme pollinisatrices de cultures à quelques 92 milliards de dollars. Cette étude nous donne un exemple de la manière dont les espèces, étroitement liées, peuvent s’entraîner vers la « co-extinction » - ce phénomène, comme l’ont suggéré les scientifiques, pourrait signifier que les estimations actuelles des risques d’extinction auraient été sous-estimés dans des proportions allant jusqu’à 50%.

-  Alana Herro


Des échanges de permis proposés pour ralentir la déforestation

Des groupes de protection de l’environnement militent pour l’application de mécanismes du marché pour faire face à l’une des plus importantes sources d’émissions de gaz à effet de serre : la déforestation. Environmental Defense et l’Amazon Institute for Environmental Research sont parmi les groupes qui militent pour l’adoption d’une approche économique spécifique, connue sous le nom de réduction compensée (RC) dans les négociations pour la seconde phase du protocole de Kyoto, le traité international destiné à réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre.

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Comme les échanges de droits d’émission de carbone, le système de RC allouerait des « crédits » échangeables aux pays qui réduisent volontairement leurs taux de déforestation en dessous des niveaux historiques de base. Ces pays pourraient ensuite vendre ces crédits à d’autres nations qui ne peuvent pas atteindre leurs objectifs de réduction d’émission. En donnant aux nations une raison financière de protéger leurs forêts, cette stratégie encouragerait une plus grande participation des pays en voie de développement aux accords de Kyoto (qui ne s’appliquent actuellement qu’aux pays industrialisés), affirment les groupes environnementaux.

Pour vérifier la validité des affirmations des pays, les compensations ne seraient accordées qu’au bout un certain laps de temps et après des observations satellites et de terrains suffisantes. Les pays devraient également s’engager à réduire davantage ou au moins à stabiliser leurs taux de déforestation dans le futur.

Selon Environmental Defense et ses partenaires, la coupe et le brûlage des forêts tropicales représentent jusqu’à 25% des émissions de gaz à effet de serre engendrées par l’être humain. La forêt amazonienne d’Amérique du Sud à elle seule retient quelque 60 giga tonnes de carbone qui autrement pourraient pénétrer dans l’atmosphère - c’est plus de carbone que les émissions des voitures, des centrales électriques et autres activités humaines de tous les pays en dix ans. Les groupes environnementaux affirment qu’intégrer le système de RC dans les négociations de Kyoto est essentiel car à la vitesse de destruction actuelle, le recul des forêts rien qu’au Brésil et en Indonésie rendra nulles presque 80% des réductions d’émissions atteintes par le protocole de Kyoto d’ici 2012. Ralentir la déforestation présente également l’avantage de préserver la biodiversité dans les forêts tropicales menacées, font remarquer les groupes.

-  Alana Herro


Une action mondiale est nécessaire pour éviter une crise de l’eau

Selon deux études publiées durant la Semaine mondiale de l’eau, fin août, la situation mondiale de l’eau continue à se détériorer. La première, un rapport complet de l’organisation internationale de conservation de la nature WWF, explique en détail comment la crise rampante de l’eau affecte maintenant les pays riches autant que les pays pauvres. Selon eux, le réchauffement de la planète, la diminution des zones humides et une gestion inadéquate des ressources sont les causes principales de l’augmentation des pénuries d’eau dans le monde. La deuxième étude, publiée par l’International Water Management Institute (IWMI) basé au Sri Lanka, conclut qu’un tiers de la population humaine - principalement dans les pays en voie de développement - manque maintenant d’eau.

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Alors que les études offrent des suggestions similaires pour réduire les pénuries d’eau, l’analyse du WWF présente une palette de solutions pour les pays les plus riches qui impliquent des coûts initiaux importants. Le rapport de l’IWMI, en revanche, encourage les pays en voie de développement à laisser tomber les projets coûteux en faveur de solutions bon marché.

Selon le WWF, les fuites dans les conduites de distribution de la ville de Londres font perdre l’équivalent de 300 bassins olympiques d’eau par jour et dans certains endroits d’Australie et des Etats-Unis consomment l’eau beaucoup plus vite que les nappes ne se remplissent naturellement. Dans le même temps, les zones humides dans le monde disparaissent face au développement à une vitesse incroyable. Entre autres propositions, le WWF soutient la réparation des infrastructures vieillissantes, la réduction des subventions de la consommation d’eau pour obliger le secteur agricole à payer l’eau à un prix plus proche de la réalité et la conservation des zones humides. « De nombreux pays reconnaissent que des réparations importantes - et très coûteuses - sont nécessaires pour réduire certains des dommages infligés aux réseaux d’alimentation en eau par le passé » explique le rapport.

IWMI, tout en reconnaissant qu’il est important de faire face au problème du manque d’eau dans les pays les plus riches, concentre son attention sur les pénuries d’eau des pays en voie de développement, présentant l’agriculture pluviale comme un moyen économique de conserver l’eau, de produire plus de nourriture et de réduire la pauvreté. Le rapport explique que l’agriculture représente 78% de l’utilisation mondiale d’eau, alors que l’industrie représente 18% et l’usage domestique seulement 8%. Les méthodes économiques comme la récupération et le stockage de l’eau, l’utilisation de cultures plus résistantes et les plantations sans labourage (pour faciliter la rétention de l’humidité) permettrait toutes aux cultures de survivre à de courtes périodes de sécheresse. En appliquant ces méthodes et d’autres mesures appropriées maintenant, conclu l’IWMI, ces pays pourraient ralentir la demande mondiale en eau jusqu’à 50%, tout en limitant également l’expansion de l’agriculture pluviale dans les habitats naturels à seulement 10% d’ici 2050.

-  Alana Herro


Les produits chimiques à base de plantes pourraient être une aubaine pour l’Afrique

En juillet, le gouvernement Ethiopien a signé un accord permettant à une firme biotechnologique britannique de commercialiser la plante à graines oléagineuses vernonia comme source renouvelable de produits chimiques. Longtemps considérée par les fermiers comme une plante nuisible pour les cultures, la vernonia est considérée comme un substitut potentiel au pétrole dans un certain nombre d’usages industriels. Les graines noires brillantes de la plante produisent une huile riche en époxy pouvant être utilisée pour fabriquer des peintures, des adhésifs et des produits plastiques d’origine biologique.

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Vernonia Galamensis : fleurs, en haut, et graines, en bas. Photos de Jack Dykinga, ARS

Bien qu’elle ait pu être cultivée avec succès en différents endroits, la vernonia se développe naturellement dans une zone de 20 degrés autour de l’équateur et est particulièrement prolifique en Ethiopie. Le nouvel accord de commercialisation signé sous le contrôle de la Convention des Nations unies sur l’accès à la diversité biologique et les Accords de partage des profits, donne accès à la plante à la société britannique Vernique pour les 10 prochaines années. En échange, le gouvernement éthiopien recevra des redevances et une part des profits et des centaines d’agriculteurs locaux auront une possibilité d’augmenter leurs revenus en faisant pousser la plante oléagineuse sur des terres trop pauvres pour les cultures vivrières.

Des études montrent que l’utilisation d’huiles issues de vernonia a le potentiel pour réduire de manière significative l’utilisation de pétrole et les émissions de combustibles fossiles qui y sont liées. En 1992, les Etats-Unis ont consommé environ 227 kilogrammes de pétrole par personne pour produire des matières plastiques et des produits pétrochimiques industriels ; selon des scientifiques de l’Université du Minnesota et de l’Université de Wisconsin-Madison, le fait de remplacer ces produits pétroliers par de l’huile de vernonia aurait pu réduire les émissions de 73 millions de kilogrammes par année. L’huile de vernonia naturellement, riche en époxy, est également envisagée pour des usages pharmaceutiques, comme pour soigner les psoriasis.

-  Stephanie Kung


Le capitalisme gagne en conscience sociale

Les tendances récentes suggèrent que les corporations et les investisseurs prennent plus au sérieux les investissement socialement responsable (ISR). Une étude publiée par le Social Investment Research Network le 11 juillet révèle que 34 sociétés référencées dans le S&P 100, un indice pondéré de 100 sociétés de premier ordre, basent maintenant leurs rapports de responsabilité sociale sur un standard de tierce partie reconnu : le Global Reporting Initiative Sustainability Reporting Guidelines. L’utilisation de critères uniformes dans les rapports est cruciale pour aider les firmes ISR à choisir des sociétés appropriées dans lesquelles investir. D’autres indicateurs montrent également une plus grande responsabilisation des entreprises : selon la même étude, 79 des sociétés du S&P 100 ont maintenant des sites internet consacrés à leur responsabilité sociale, comparé à 34% l’année dernière.

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La croissance de la responsabilité sociale parmi les entreprises les plus importantes a été motivée par un développement de la conscience sociale parmi les sociétés de placement. En avril, les Nations unies ont lancé leurs nouveaux Principes pour l’investissement responsable, une série de directives sur la manière d’intégrer les problèmes environnementaux, sociaux et de gouvernance d’entreprise dans l’industrie de la finance. Au premier août, les divers signataires des principes contrôlaient ensemble plus de 5 billions (ndlt. soit 5’000 milliards) de dollars d’actifs. Cette énorme quantité d’argent, qui devrait augmenter à mesure que l’initiative gagne de nouveaux adhérents, rendra les ISR très importants dans les pratiques de l’industrie de l’investissement financier. Selon le Forum de l’investissement social, basé à Washington D.C., 2,29 billions de dollars ont été gérés par des fonds ISR en 2005, soit 20 milliards de plus qu’en 2003, 9,4% du total selon les estimations. Plus important, il y a eu une transition qualitative des investisseurs individuels ou marginaux au profit des sociétés de placement institutionnelles plus importantes telles que les pensions d’Etat. En tant que groupe, les investisseurs institutionnels contrôlent la majorité des sociétés cotées en bourse dans les pays industrialisés, détenant ainsi un pouvoir immense.

L’expérience montre que les ISR peuvent être aussi rentables que les entreprises plus traditionnelles, et la majorité des analyses montrent peu ou pas de différences de performances entre les fonds ISR et les autres. Un certain nombre de fonds ISR a même dépassé les indices standards des cours de la bourse. En juin, par exemple, le Parnassus Small Cap Fund (qui investit dans des sociétés valant moins de 3 milliards de dollars) a enregistré un retour de 17,4% sur un an - presque 10% de plus que son indice repère, le Russell2000.

-  Corey Tazzara


Les négociants en soja acceptent de protéger la forêt amazonienne

Le 24 juillet, l’Association brésilienne des producteurs d’huile végétale (ABIOVE) et l’Association nationale des exportateurs de céréales (ANEC), un groupe industriel représentant les exportateurs de soja les plus importants au monde, ont accepté un moratoire de deux ans sur l’utilisation de soja provenant de terres ayant été défrichées pour être cultivées dans la région amazonienne. Cette annonce a fait suite à une décision du géant du fast-food McDonald et d’autres détaillants alimentaires importants d’arrêter de vendre du poulet nourri avec du soja provenant de ces zones écologiquement fragiles - infligeant une pression grandissante aux producteurs de soja.

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Autrefois cerrado, maintenant plantation de soja, près de Rio Verde, centre du Brésil.

Photo : © David DudenHoefer

L’intérêt croissant des consommateurs ainsi qu’une campagne active du groupe environnemental Greenpeace ont contribué à ce revirement de l’industrie. En avril, Greenpeace a publié un rapport soulignant les liens entre la culture du soja et la déforestation, l’esclavage et la violence dans certaines régions ; ce rapport a ensuite contribué à faire avancer les négociations pour décourager ces pratiques destructrices. Selon le rapport, de vastes zones de forêt amazonienne sont défrichées chaque année par des travailleurs esclaves et replantées avec du soja en monoculture, cela détruit un habitat précieux pour les oiseaux, les insectes et autres animaux et représente une importante violation des droits humains.

Tout en se félicitant de cette récente victoire, Greenpeace avertit qu’il reste encore des choses à faire pour que l’interdiction ait des effets à long terme. « La décision des négociants en soja d’accepter un moratoire de deux ans sur la déforestation amazonienne est un premier pas bienvenu, mais le problème clé est une vraie action sur le terrain », explique le directeur de campagne John Sauven. « D’ici deux ans, nous voulons que soient mises en place de réelles procédures de légalité et de gouvernance et que de vraies mesures soient introduites pour protéger la forêt amazonienne. »

De plus, cet accord ne s’étend pas à ce que certains considèrent comme un écosystème encore plus menacé : le cerrado, une savane très riche biologiquement qui couvre 23% du territoire brésilien. Selon Donald Sawyer, directeur de l’Instituto Sociedade, Populaçao e Natureza, alors qu’environ 20% de la forêt amazonienne a été déboisée, on a défriché jusqu’à 80% du cerrado, principalement pour la culture du soja et la pâture des troupeaux. En plus d’abriter plus de 10.000 espèces différentes de plantes, 935 variétés d’oiseaux et presque 300 espèces de mammifères, le cerrado alimente plusieurs bassins hydrographiques importants d’Amérique du Sud, y compris le bassin de l’Amazone.

-  Alana Herro


La mort d’un activiste de Bhopal met en évidence la condition des victimes

Sunil Kumar Verma, fondateur de « Children against Carbide » et militant dévoué à la cause des victimes de l’explosion de gaz mortel survenu à Bhopal, en Inde, s’est suicidé le soir du 26 juillet 2006. Cet activiste de 34 ans à été retrouvé portant un T-shirt sur lequel était inscrit le slogan « No more Bhopals. »

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Les ruines de l’usine d’Union Carbide en 2002.

Photo : Maud Dorr, avec l’autorisation d’International Campaign for Justice in Bhopal

Verma a perdu ses parents et cinq frères et sœurs la nuit du 3 décembre 1984, quand 27 tonnes d’isocyanate de méthyle se sont échappées de l’usine de pesticides d’Union Carbide à Bhopal, la capitale de l’état de Madhya Pradesh. Depuis ce jour, il militait pour une juste indemnisation des victimes et pour que les responsables soient sanctionnés. En 1997, on a diagnostiqué chez Verma une paranoïa schizophrène, une maladie mentale qui a atteint plusieurs autres victimes du gaz. Dans sa lettre de suicide, cependant, il a affirmé être tout à fait conscient de ce qu’il faisait.

L’acte de désespoir de Verma, après presque 22 ans de lutte sans répit, met en évidence la tragédie qui continue de se jouer à Bhopal. Cette catastrophe a été surnommée l’« Hiroshima des catastrophes chimiques » et est considérée comme l’un des pire crime commis par une entreprise dans l’histoire. Selon les estimations, 8.000 personnes ont péri dans les 24 heures suivant l’accident et plus de 500.000 ont été blessées. Au total, près de 20.000 personnes sont décédées des suites de l’accident et 120.000 souffrent de maladies chroniques, qu’elles soient le résultat direct de l’exposition gaz ou qu’elles proviennent de complications liées à la tragédie.

La contamination du site où la fuite s’est produite reste un sérieux problème. Les cuves et les réservoirs contenant des produits chimiques hautement toxiques continuent de suinter et de fuir, contaminant le sol et les eaux souterraines. Une étude de 2002 commanditée par la Mission d’enquête sur Bhopal, a révélé la présence de plomb et de mercure dans le lait maternel des femmes des communautés environnantes. Dans la majorité des cas, la pauvreté force les gens à rester dans la région et à boire l’eau contaminée. A l’heure actuelle, pas un seul représentant n’a été jugé. En 1989, le gouvernement indien est arrivé à un accord avec la société retirant toute plainte pénale contre une compensation de 470 millions de dollars. Pourtant, avec les délais de payement et le non-payement des intérêts sur toutes ces années, les survivants n’ont touché en moyenne que 500 dollars d’indemnisation par personne. En 2001, Union Carbide a été rachetée par Dow Chemicals, qui nie toute responsabilité dans la catastrophe.

Au fil des ans, les militants et les organisations de survivants ont porté de nombreuses plaintes contre les accusés, la dernière en date étant encore en instance de procès. L’ancien PDG d’Union Carbide, Warren Anderson, doit encore être extradé et reste un fugitif aux yeux de la loi. Aujourd’hui, il semblerait qu’il y ait à nouveau des pressions pour que Dow fasse le ménage : des actionnaires ont émit ouvertement des critiques et les intérêts économiques de l’entreprise ont été mis à mal, au moins en Inde.

-  Monideepa Talukdar

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