Les grandes entreprises demandent un plafonnement obligatoire des émissions de carbone
Wall-Mart, General Electric, Shell Oil et Duke Energy font partie des magasins et des sociétés d’énergie qui ont demandé au Congrès américain d’imposer des limitations obligatoires sur les émissions de carbone dans leurs secteurs. Les entreprises ont fait cette demande lors de quatre audiences du Sénat organisées par les sénateurs du Nouveau-Mexique Pete Domenici (républicain) et Jeff Bingaman (démocrate), qui ont voulu créer un soutien bipartite en faveur d’un programme de plafonnement et d’échange des droits d’émission de carbone semblable à ceux développés par le protocole de Kyoto, en Californie et dans le nord-est des Etats-Unis.
Un plafonnement des émissions de carbone limite la quantité totale de carbone pouvant être émise par une société ; si l’entreprise parvient à réduire ses émissions en dessous de la limite autorisée, elle peut vendre ses « crédits » d’émissions à d’autres sociétés qui restent au-dessus du niveau maximum autorisé.
L’intérêt croissant concernant les législations sur les plafonds d’émissions au niveau international et au niveau des Etats a convaincu certains chefs d’entreprises qu’il serait tôt ou tard bénéfique pour leurs affaires de mettre en place un programme national complet. « Il est temps d’avoir un vrai débat au niveau fédéral sur les changements climatiques » a déclaré Jeff Sterba, porte-parole et président de la société d’énergie PNM Ressources durant l’audience. Ruth Shaw, présidente de la filiale nucléaire de Duke Energy, est d’accord sur un point : « Les clients et les actionnaires ont besoin de plus de certitudes. Pour pouvoir investir intelligemment, déclare-t-elle, les entreprises veulent savoir quelles seront les restrictions futures. »
Bien que plusieurs sociétés influentes soient en faveur d’un plafonnement des émissions, il n’y a encore pas de consensus au sein des associations corporatives de nombreuses industries-clés qui craignent que de telles régulations n’entravent leurs activités. L’administration Bush est en faveur de programmes de limitations volontaires, plutôt qu’obligatoires, pour réduire les émissions.
Alana Herro
Les vélos distancent les taxis kenyans
Selon un rapport d’Inter Press Service, les vélos-taxis supplanteraient rapidement les minibus à essence dans certaines parties de l’ouest du Kenya. Les habitants de Kisumu, une petite ville à 500 kilomètres de Nairobi, ont longtemps compté sur des minibus vieillissants appelés « matatus » pour leurs déplacements. Mais comme les améliorations de l’industrie de la bicyclette ont permis de réduire les coûts, les ventes de ce moyen de transport alternatif explosent. Les vélos-taxis de banlieue permettent maintenant de traverser la ville pour la moitié du prix d’un trajet en matatu et arrivent en général plus vite à destination, car les bicyclettes, connues sous le nom de « boda bodas », manœuvrent plus facilement dans le trafic. Les vélos ont également un avantage environnemental et permettent d’avoir un air plus pur et de réduire les émissions de carbone. Les vélos-taxis offrent également un moyen de subsistance à une plus grande partie de la population, comparés aux matatus qui demandent un capital de départ plus important et consomment beaucoup d’essence. « Je n’aurais jamais pensé un jour avoir ma propre entreprise » explique un nouveau propriétaire de vélo-taxi. « Je suis heureux, mes enfants mangent. »
Plus de 1500 employés ghanéens ont pu acheter des vélos californiens de bonne qualité à bas prix grâce à un plan de retenue sur les salaires. Les entreprises voient les vélos comme un moyen bon marché de se rendre au travail pour les employés.
Photo : Aimée Gauthier/ITDP, www.itdp.org
Cependant, alors que les vélos apportent un meilleur niveau de vie à leurs propriétaires, les sociétés de matatus se trouvent dans une situation difficile. Certains chauffeurs essayent de survivre grâce au créneau des gens qui se rendent à Nairobi ; d’autres ont décidé de vendre leurs véhicules pour s’acheter leur propre vélo. Le vélo a aussi ses inconvénients : de nombreux cyclistes sont renversés et tués par des chauffards. Les vélos-taxis favorisent également ceux qui sont forts et en bonne santé, puisque les cyclistes dépendent de leurs capacités physiques pour transporter plusieurs fois leur poids.
À mesure que les fabricants essayent de mettre au point des vélos de meilleure qualité à des prix abordables et que les gouvernements encouragent leur utilisation, l’intérêt pour le transport à bicyclette va croissant en Afrique. Au Ghana, les ventes de vélo s’élèvent actuellement à 30 pour 1.000 habitants, environ 50% de plus qu’en Chine, un pays beaucoup plus riche. La Chine reste cependant le plus grand fabricant de vélos au monde, produisant 58% de plus de 100 millions de vélos fabriqués chaque année dans le monde.
Alana Herro
Mangez des légumes, économisez l’énergie
En plus de conduire des voitures hybrides et d’installer des panneaux solaires sur leurs maisons, les consommateurs ont un autre moyen de combattre le réchauffement climatique. Dans une étude publiée dans le numéro du 12 avril de Earth Interactions, des chercheurs de l’université de Chicago ont conclu que manger moins de viande rouge et de poisson, et plus de légumes, pouvait aider à réduire les émissions de gaz à effet de serre.
Pamela Martin et Gidon Eshel ont comparé les besoins en combustibles fossiles induits par cinq régimes différents : ceux à base de viande rouge, de volaille et de poisson ; un régime végétarien et ce qu’ils appellent « le régime américain moyen », composé approximativement de 70% d’aliments à base de plante et de 30% de viande, d’œufs, de produits laitiers et de poisson. A l’aide de statistiques du département américain de l’agriculture et d’autres données, ils ont calculé l’énergie totale nécessaire pour faire pousser, récolter, transporter et cuisiner les aliments. (Selon, le département de l’énergie, la production alimentaire représente 10% de la consommation énergétique américaine.)
Les chercheurs ont découvert que le régime végétarien était celui qui consommait le moins d’énergie. En d’autres termes - des combustibles fossiles utilisés pour les engrais et pour les récoltes, à l’énergie nécessaire à la fabrication de la nourriture pour bétail en passant par l’essence utilisée pour transporter la nourriture en magasin - il faut beaucoup moins d’énergie pour nourrir les végétaliens et les végétariens que les consommateurs de viande. Il est surprenant de constater que l’étude a également conclu que le fait de manger plus de poisson et moins de viande rouge, un changement d’habitude alimentaire que les consommateurs font pour des raisons de santé, n’aidait pas nécessairement à réduire la consommation d’énergie. La consommation de thon, d’espadon, de requin et d’autres poissons de haute mer entraîne une pêche nécessitant beaucoup de main-d’œuvre et des transports longue distance, ce qui rend ce type d’aliment très gourmand en énergie. Les poissons pêchés plus près des côtes, d’un autre côté, nécessitent moins d’énergie pour être pêchés, transformés et transportés.
Selon les chercheurs, le régime carné moyen aux Etats-Unis (le soi-disant « régime américain moyen ») génère 1,5 tonnes de dioxyde de carbone de plus par personne et par an qu’un régime végétarien fournissant la même quantité de calories - environ la même différence qu’entre les émissions produites par un véhicule utilitaire sport consommant beaucoup d’essence et une voiture compacte.
Danielle Nierenberg
Des artistes expriment graphiquement les dangers des changements climatiques
Lors d’une discussion d’experts qui s’est tenue le 20 avril à Washington, D.C., trois artistes et un professionnel de la communication ont parlé de la manière unique dont l’art pouvait être utilisé pour sensibiliser l’opinion publique au problème des changements climatiques. L’événement, « Climat et Culture : utiliser les arts pour sensibiliser le public au sujet du réchauffement climatique », qui s’est tenu au Center for American Progress, a fourni un forum pour que les participants puissent présenter leurs différents travaux et en discuter.
Gary Braasch, un photographe de presse dont le travail est paru dans Time, dans Life et dans le National Geographic, s’est intéressé à l’élévation du niveau de l’océan qui menace d’engloutir l’archipel de Tuvalu, dans le Pacifique et aux ours polaires réduits à la famine en Arctique. Selon lui, les réactions émotionnelles les plus fortes sont provoquées par son travail sur les glaciers, qui montrent des photographies récentes à côté d’images datant de la fin du 19ème siècle. Le contraste est saisissant : on voit des kilomètres de terres ou de lacs aux endroits ou se trouvaient des couches de glace. On peut même observer des changements dramatiques sur des photos prises dans les années 1990 et après l’an 2000.
Le glacier de Pasterze, le plus long d’Autriche, dans le parc national de Hohe Tauren. A gauche, une image de 1875, à droite, une photographie de 2004 de Gary Braasch.
Photos : © H. Slupetzky/Université de Salzburg, © 2004 Gary Braasch
Parmi les autres projets on peut citer Melting Planet, un travail de la réalisatrice primée Judith Helfand, qui prend pour sujet les héros inconnus de la lutte contre le réchauffement de la planète. Des extraits du travail en cours montrent les acteurs hollywoodiens Salma Hayek et Jake Gyllenhaal collaborer en Alaska avec Sheila Watt-Cloutier, une activiste des droits humains qui s’organise en faveur des communautés Inuit. Helfand espère que les histoires personnelles présentées dans le documentaire pourront « lier les cœurs et les esprits des spectateurs aux gens qui travaillent sur le terrain ».
Présent parmi les orateurs, Nicole St Clair, directrice de la communication pour la campagne climatique d’Environmental Defense, a évoqué la collaboration de son organisation avec le Ad Council pour créer des communiqués d’intérêt public qui, espère-t-elle, permettront de faire prendre conscience aux Américains des dangers du réchauffement climatique. Egalement présent, Kim Stanley Robinson est un auteur de science-fiction qui écrit sur les dangers d’une société cauchemardesque détruisant son environnement. Les deux premiers livres de sa trilogie Science in the Capital, qui décrit un monde réagissant à des changements climatiques brutaux, sont déjà parus, et le dernier tome devrait être publié en 2007.
Alana Herro
La tuberculose résiste mieux aux médicaments
D’après une étude récente de l’Organisation mondiale de la Santé et des Centres américains de contrôle et de prévention des maladies, presque 1 cas sur 30 de tuberculose (TB) chez les humains résiste désormais aux traitements antibiotiques primaires et secondaires. Les résultats ont été publiés par les centres dans leur numéro du 24 mars du Rapport Hebdomadaire de Morbidité et de Mortalité.
L’étude rapporte que la prévalence de souches de tuberculose « à bacilles multirésistants », qui peuvent survivre aux deux premiers antibiotiques généralement utilisés (isoniazide et rifampin), est passée de 29% à 39% entre 2000 et 2004. La proportion de souches résistantes à trois ou plus des six classes de médicaments de deuxième intention est quant à elle passé de 5% à 7%. C’est la première estimation internationale de ce que l’on appelle les variétés pharmacorésistantes extensives.
Tuberculose à bacilles multirésistants (MDR-TB) et tuberculose pharmacorésistante extensive (XDR-TB) dans les pays industrialisés*, 2000-2004
| | 2000 | 2001 | 2002 | 2003 | 2004 |
| | Nbr. (%) | Nbr. (%) | Nbr. (%) | Nbr. (%) | Nbr. (%) |
| Nbr. d’isolats testés | 561 | 403 | 398 | 514 | 623 |
| Nbr. d’isolats MDR | 111 (20) | 95 (24) | 127 (32) | 257 (50) | 231 (28) |
| Nbr. D’isolats XDR (% d’isolats MDR) | 3 (3) | 2 (2) | 4 (3) | 19(7) | 25 (11) |
| *Australie, Belgique, Canada, France, Allemagne, Irlande, Japon, Portugal, Espagne, Royaume-Uni, Etats-Unis.
Sources : Morbidity and Mortality Weekly Report, 24 mars 2006-06-17 |
La tuberculose, une bactérie qui peut infecter les poumons de manière fatale, a longtemps été une importante cause de mortalité humaine, tuant 50% des malades atteints. L’utilisation de la streptomycine et d’autres antibiotiques, depuis les années 1940, a rendu la maladie beaucoup plus facilement soignable, mais une mauvaise utilisation de ces médicaments ces dernières décennies a permis à des souches résistantes de se développer.
Alors qu’un traitement complet doit durer six mois ou plus, les patients atteints de TB ont souvent tendance à y mettre fin au bout de quelques semaines seulement, une fois leurs symptômes disparus. Dans de nombreux pays pauvres, la fragilité des systèmes médicaux empêche également l’accès à un approvisionnement adéquat ou régulier en médicaments. De telles conditions sont idéales pour encourager l’évolution de souches résistantes ; depuis les années 1960, il est devenu commun pour les patients de recevoir deux ou trois antibiotiques à la fois pour palier à l’inefficacité de certains médicaments. Les souches pharmacorésistantes extensives, qui peuvent résister même aux antibiotiques de deuxième intention les plus toxiques et les plus coûteux, n’ont fait leur apparition que ces dernières années. Leur traitement nécessite une chimiothérapie intensive de deux ans, à un prix cent fois plus élevé que celui des traitements médicamenteux ordinaires.
Les compagnies pharmaceutiques, qui avait autrefois peu de raisons commerciales de développer de nouveaux antibiotiques, ont accéléré leurs efforts de recherche et développement pour répondre à l’augmentation de la résistance de la TB. De même, les initiatives à but non lucratif telles que Global Alliance for TB Drug Development ont accéléré le développement de nouveaux médicaments. Mais le plus important pour contrôler les souches de TB résistantes aux médicaments reste que les patients aillent jusqu’au bout de leur traitement.
Peter Stair
Les espèces rares font depuis longtemps partie intégrante des traditions de Nouvelle-Guinée
Selon Bruce Beehler, ornithologue et vice-président du Programme mélanésien de Conservation International, même si les animaux rares de l’ouest de la Nouvelle-Guinée (la province indonésienne de Papouasie) ne sont que très peu connus des scientifiques, certains d’entre eux font depuis longtemps partie du savoir et des traditions locales. Beehler et son équipe ont identifié un certain nombre de plantes et d’animaux inconnus pour la science lors d’une expédition menée en décembre 2005 dans les montagnes isolées de Foja. Ils ont également étudié des espèces recensées mais rares déjà connues des guides locaux, comme l’oiseau à berceaux ou le paradisier de Berlepsch.
Paradisier de Berlepsch
Crédit : ©Bruce Beehler/CI
La connaissance des créatures vivant dans les zones reculées de Nouvelle-Guinée se transmet de génération en génération. Cette riche tradition orale comprend des informations sur la médecine et les êtres vivants généralement inconnues ailleurs et représente la clé des efforts de Beehler pour préserver cette région, parmi les plus importantes au monde en ce qui concerne la biodiversité. « Les peuples des forêts de Nouvelle-Guinée ont tendance à bien connaître la faune et la flore de leur région, affirme Beehler. Ils ont beaucoup à nous apprendre. »
Selon Beehler, la meilleure manière d’obtenir un soutien international pour la protection de la région est de sensibiliser l’opinion publique à l’importance des montagnes Foja. Parmi les autres facteurs importants, on peut citer l’amélioration de la compréhension des peuples locaux du caractère unique de leurs écosystèmes et les efforts pour créer des modèles de développement plus durables. Les pratiques de développement les plus courantes actuellement dans la région sont le défrichage de la forêt tropicale pour planter des palmiers à huile et l’extraction de pétrole et de gaz, des activités qui se sont révélées particulièrement néfastes pour l’environnement en Nouvelle-Guinée.
Le voyage dans les montagnes de Foja du célèbre scientifique et écrivain Jared Diamond a provoqué le désir de Beehler de visiter la région. Comme Diamond, Beehler et son équipe ont quitté la région conscients du fait qu’il restait beaucoup de plantes et d’animaux à découvrir ; selon ses estimations, son équipe n’a même pas rencontré la moitié des animaux encore à découvrir par les scientifiques.
Alana Herro
Petites victoires dans la lutte contre le trafic d’êtres humains
Le trafic d’humains se définit comme le transport et la contrainte d’êtres humains à fournir des services sexuels ou autres. La réticence de nombreux gouvernements à admettre l’implication de leur pays dans le trafic d’êtres humains rend la collecte d’informations précises difficile, mais le Département d’Etat américain estime qu’entre 600.000 et 800.000 hommes, femmes et enfants sont passés illégalement aux frontières chaque année, dont environ 80% de femmes et de filles et jusqu’à 50% de mineurs. Selon un rapport publié par les Nations Unies le 24 avril, presque tous les pays du monde sont touchés par le trafic d’êtres humains. Il s’agit d’un problème de droit humain, affirme Carol Yost, directrice de Asia Foundation’s Women’s Empowerment Program.
Selon Yost, la lutte contre le trafic d’êtres humains gagne au moins du terrain en Asie. Lors d’un discours prononcé récemment à Washington D.C., elle a admis que les efforts internationaux destinés à mettre fin à ce phénomène n’en étaient qu’au stade préliminaire. Mais elle affirme que la prolifération d’initiatives à petite échelle et l’attention particulière portée récemment à ces problèmes par les médias, en Asie et dans le monde, représentaient des signes significatifs de progrès. De plus en plus de pays adoptent des législations sur le problème et il y a eu, selon le Département d’Etat, 438 poursuites et 338 condamnations en Extrême-Orient en 2004 - une énorme victoire dans une région où certains pays n’entamaient pas une seule poursuite auparavant. Selon Yost, des améliorations immenses ont été également effectuées dans le domaine de l’éducation, même si cela nécessite encore beaucoup de travail. L’Asia Foundation à mis en place un site Internet en anglais et en thaï pour permettre aux juges et aux procureurs locaux de Thaïlande de se documenter sur les lois et les problèmes relatifs au trafic. De nombreux procureurs thaïs ont reconnu ne pas savoir ce qu’était le trafic d’êtres humains et encore moins comment y faire face.

Cette initiative et d’autres démarches créatives en Indonésie, au Laos, au Népal, aux Philippines, au Viêt-nam ou ailleurs, sont imitées dans d’autres pays. Une telle coordination régionale, souligne Yost, est vraiment nécessaire pour lutter contre le trafic à grande échelle. La coordination est également nécessaire au niveau local entre les gens et les organisations amenées à faire face aux différents besoins des victimes de ce trafic, tels l’hébergement, les soins médicaux et les recours à la police et à la justice. La disponibilité de plus en plus grande d’Internet dans de nombreux pays d’Asie aide cette cause en fournissant un accès à l’information et à l’assistance.
Selon l’office des Nations Unies contre la drogue et le crime, dans la mesure où les profits illicites alimentent la corruption et d’autres activités criminelles et parfois même le terrorisme, le trafic d’êtres humains pose de nombreux problèmes pour le développement durable et le maintien de la loi et de l’ordre. L’assistance, le soutien et la réinsertion des victimes sont également des problèmes sérieux, particulièrement dans les pays où les ressources sont limitées, et, dans le cas du trafic d’enfants, où les besoins sont les plus importants. De plus, la propagation du VIH/SIDA chez les victimes de prostitution forcée fait de leur prise en charge et de leur rapatriement un problème de santé publique.
Alana Herro