L’état de la couche d’ozone s’améliore légèrement
Deux études récentes indiquent que le protocole de Montréal, un traité de 1987 destiné à protéger la couche d’ozone, commence enfin à porter ses fruits. Comme les composants chimiques nocifs mettent un certain temps pour traverser l’atmosphère jusqu’à la fragile couche d’ozone, les scientifiques ne sont en mesure que maintenant de calculer les effets des réductions entamées en 1987. Les deux études ont conclu que les concentrations dans l’atmosphère de substances appauvrissant la couche d’ozone progressaient plus lentement qu’avant. En conséquence, l’ozone dans la stratosphère supérieure (de 35 à 45 kilomètres d’altitude) décline actuellement au rythme de 4% par décennie, soit la moitié du pourcentage de 1980.
"C’est un début de rétablissement pour la couche d’ozone", a déclaré le professeur Michael Newchurch, principal auteur d’une étude sur les taux de chlore dans l’atmosphère, publiée dans le Journal de la Recherche Géophysique. L’augmentation de la concentration de chlore, le composant nocif pour l’ozone présent dans les chlorofluorocarbones (CFC), a commencé à ralentir dans la stratosphère supérieure. Newchurch attribue cette amélioration à l’interdiction mondiale par le protocole de Montréal des CFC, composant autrefois abondamment utilisé dans les aérosols et les gaz réfrigérants. Alors que les scientifiques ont enregistré des niveaux de chlore en baisse dans l’atmosphère inférieure depuis quelques temps déjà, il s’agit de la première étude sur l’amélioration du taux de chlore dans la partie supérieur de la couche d’ozone.
Cependant Newchurch insiste sur le fait que les résultats ne s’appliquent qu’à la stratosphère supérieure qui ne contient qu’une petite partie de l’ozone : « Nous n’avons pas de preuves flagrantes que la destruction de l’ozone soit ralentie dans la stratosphère inférieure, où l’on trouve 80% de la couche d’ozone. » Et de souligner que les pays doivent continuer à respecter le protocole de Montréal pour que la couche d’ozone puisse se régénérer complètement.Un seconde étude indique que la concentration de brome, une autre substance nocive pour la couche d’ozone, dans la basse atmosphère, a décliné de 5% depuis 1998. Le brome est 50 fois plus efficace que le chlore dans la destruction de l’ozone stratosphérique, et pénètre dans l’atmosphère principalement sous la forme d’un pesticide appelé bromure de méthyle. Le bromure de méthyle a été ajouté à la liste du protocole de Montréal en 1995 et son élimination progressive par les pays industrialisés a été prévue d’ici 2005.
Stephen Montzca de la National Oceanic and Atmospheric Administration, auteur principal de l’étude sur le brome, a également insisté sur la nécessité de continuer à suivre le protocole : "La baisse des niveaux de substance appauvrissant l’ozone est la conséquence directe des limitations internationales imposées à la production. Sans une adhésion mondiale aux restrictions soulignées par le protocole, ces tendances pourraient se ralentir et retarder la régénération de l’ozone stratosphérique."
Un jour après la publication du rapport sur le brome, le New York Times a révélé que l’administration Bush cherchait à être dispensée de l’interdiction sur le bromure de méthyle mise en place par le protocole de Montréal, au nom des cultivateurs de fraises et des propriétaires de terrains de golf, qui affirment qu’il n’existe aucune alternative bon marché aux pesticides.
Des scientifiques de 74 pays demandent l’interdiction des produits alimentaires génétiquement modifiés
Une "lettre ouverte des scientifiques du monde à tout les gouvernements concernant les organismes génétiquement modifiés (OGM), "soumise pour la première fois par des scientifiques de 56 pays à la conférence de l’Organisation mondiale du commerce à Seattle en 1999, continue à circuler et à gagner de nouveaux soutiens. En septembre 2003, la lettre avait été signée par 653 scientifiques de 74 pays, parmi lesquels le généticien David Suzuki (Canada), la physicienne et l’écologiste Vandana Shiva (Inde), la généticienne Mae-Wan Ho (Royaume-Uni), et la biologiste de l’université d’Harvard Ruth Hubbard (États-Unis).
La lettre exprime "l’extrême inquiétude" à propos des dangers que représentent les OGM pour la biodiversité, la sécurité alimentaire, et la santé humaine et animale, et préconise un moratoire mondial sur la diffusion des OGM dans l’environnement, "en accord avec le principe de précaution". Cette lettre est mise en circulation par l’Institute of Science in Society ( www.i-sis.org ) basé au Royaume-Uni.
De nouveaux fonds pour accroître la portée du Protocole de Kyoto
Enfant travaillant dans une briqueterie à Raichak en Inde. L’un des projets du CDCF est de développer de petites briqueteries utilisant les cendres volantes rejetées par les centrales électriques plutôt que de l’argile.
Photo : Jayanta Shaw, ©Reuters 2000
Le Mécanisme pour un Développement Propre (MDP) du Protocole de Kyoto a été étendu afin d’inclure étroitement les pays en voie de développement dans l’effort pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Le Community Development Carbon Fund (CDFC), lancé en juillet par la Banque mondiale en collaboration avec la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques et l’International Emission Trading Association, réunit des participants des secteurs publics et privés pour financer des projets de réduction des gaz à effet de serre à petite échelle dans les pays les moins développés. Les participants, des gouvernements ou des intérêts privés, reçoivent des crédits de réduction d’émissions de gaz carboniques pour chaque projet, et les communautés accueillant le projet reçoivent des fonds de développement.
Le MDP a été créé en 1997 dans le cadre du Protocole de Kyoto. Il a pour but d’abaisser les coûts de la réduction des émissions de gaz à effet de serre pour les pays signataires et de soutenir les initiatives de développement durable dans les pays en voie de développement. Mais les sceptiques doutaient que le MDP puisse être utilisé pour financer des projets plus petits avec des bénéfices tangibles dans les communautés locales. Selon eux, des projets de petite envergure utilisant des technologies réduites ne seraient pas susceptibles d’absorber les coûts inhérents importants - tels que réaliser les études préliminaires des projets et certifier les réductions d’émissions - sans perdre leur attrait aux yeux des investisseurs, ce qui nuirait à leur compétitivité. D’après les critiques, à moins que des mesures ne soient prises pour stimuler les petits projets dans le cadre du MDP, le mécanisme tendrait à favoriser les projets au capital important, réduisant ainsi les opportunités des projets de développement d’une énergie sûre et renouvelable.
Le but du CDCF est d’apporter cette stimulation en abaissant les coûts de transaction et les risques qu’impliquent le développement de tels projets. Il permet l’utilisation d’une méthodologie agréée pour calculer les mesures de base d’émissions de carbone, et autorise une seule et même organisation à réaliser à la fois les mesures de base et les évaluations annuelles. Il encourage également l’engagement d’organisations intermédiaires locales pour mener ces tâches à bien et pour participer au financement, avec l’aide d’organisations multilatérales et de revenus provenant des investissements initiaux du CDCF. Parmi les futurs projets on trouve une installation électrique utilisant les énergies renouvelables en Afrique du Sud, un projet de développement du marché de l’énergie solaire pour plus de 20’000 foyers en Bolivie, la modernisation de 40 chaudières de réseaux de chauffages urbains alimentées au charbon dans la capitale Mongole Oulan-Bator, et l’abandon du mazout en faveur de bio-combustibles pour sécher le thé au Kenya. Plus d’une douzaine de projets sont déjà à l’étude.
Les effets d’une économie basée sur l’hydrogène sur la couche d’ozone sont controversés.
En juillet, des scientifiques de la NASA, de Georgia Tech, de l’université du Wisconsin et de l’université d’Hampton en Virginie ont annoncé un ralentissement notable de la destruction de la couche d’ozone. Même s’il ne s’agit pas d’une inversion du processus de dégradation, le changement observé, fruit de la réduction d’émissions de chlorofluorocarbone (CFC), est considéré comme un tournant définitif dans l’effort pour préserver la couche d’ozone.
Ces découvertes donnent encore plus d’importance d’une étude récemment publiée dans Science, qui présentait des preuves selon lesquelles les fuites d’hydrogène pendant sa production, son stockage et sa distribution, pouvaient augmenter le taux d’humidité de la stratosphère ce qui la refroidirait, rendant le trou de la couche d’ozone plus large, plus profond et plus persistant. Cette étude menée par l’Institut Californien de Technologie (CalTech) et le Jet Propulsion Laboratory (JPL), suggérait que la régénération de la couche d’ozone pourrait être considérablement retardée par la mise en place d’une économie basée sur l’hydrogène. Elle révèle également d’autres impacts possibles de l’augmentation des émissions d’hydrogène, notamment leur potentiel à affecter la durée de vie de certains gaz dans la stratosphère, parmi lesquels des gaz à effet de serre. Si de telles découvertes se révélaient exactes, le développement d’une économie basée sur l’hydrogène, présenté comme la réponse à une certain nombre d’inquiétudes allant de la sécurité énergétique au réchauffement planétaire, pourrait à son tour devenir une menace sérieuse pour certains des systèmes naturels terrestres.
Cependant, l’article de Science est controversé. Le physicien Amory Lovins, analyste en énergie et directeur du Rocky Mountain Institute, soutient que l’article "n’aurait pas dû passer l’examen par ses pairs", et que toute l’argumentation est invalide parce que basée sur des hypothèses erronées. L’étude Caltech-JPL prévoit que les émissions d’hydrogène causées par l’homme augmenteraient de quatre à huit fois si toutes les technologies utilisant le pétrole ou l’essence étaient remplacées par des piles à combustible à hydrogène. Mais Lovins soutient que les auteurs de l’étude exagèrent énormément l’importance des fuites d’hydrogène actuelles (l’hydrogène est utilisé aujourd’hui dans de nombreuses industries, et il y a quelques fuites pendant les transports commerciaux) parce qu’ils ont mal interprété les documents existants. Lovins affirme également qu’une économie basée sur l’hydrogène et les énergies renouvelables réduirait ou éliminerait la plupart des causes actuelles d’émissions d’hydrogène (provenant de l’utilisation des combustibles fossiles et des biocombustibles) et que l’hydrogène est plus efficace que les carburants conventionnels (on en consomme moins pour le même service énergétique). En conséquence, une économie basée sur l’hydrogène permettrait de réduire les émissions d’hydrogène par un facteur de un ou de deux.
Les "Equator Principles" déterminent des standards de responsabilité pour les banques
En Juin, la communauté financière internationale a révélé le contenu des "Principes équatoriens", un ensemble de directives des responsabilités sociales et environnementales dont l’adoption est volontaire avec pour but de favoriser des projets de développement dans le monde entier. Ces principes sont basés sur des directives créées par la branche de la Banque Mondiale chargée des investissements privés, la Société Financière Internationale (SFI), et s’appliqueront à tous les projets des banques participantes avec un capital d’au moins 50 millions de dollars. Les projets de cette taille représentent environ 97% (en termes d’argent) des investissements actuellement prévus.
Un habitant de Rosia Montana, en Roumanie, qui serait déplacé par le projet de mine d’or à ciel ouvert (voir renseignements environnementaux, Jan/Fev 2003.)
Les Principes équatoriens mettent en place des normes - en ce qui concerne l’utilisation des ressources renouvelables, les impacts socio-économiques, les déplacements forcés des populations, l’impact sur les communautés indigènes, l’utilisation efficace de l’énergie et la réduction de la pollution - à partir desquelles les banques peuvent juger des projets d’investissement potentiel. Si le projet comprend des risques sociaux ou environnementaux élevés, l’institution financière s’engage à impliquer les parties concernées dans la préparation d’une évaluation environnementale initiale et le développement de plans d’atténuation et de surveillance des risques. La SFI estime que les Principes équatoriens concerneront plus de 100 milliards de dollars d’investissements dans le monde sur les dix prochaines années.
Nommés pour refléter la portée mondiale des standards, ces principes peuvent être adoptés par n’importe quelle banque intéressée. Quatorze banques dans neuf pays y ont déjà adhéré, et les partisans de ces directives espèrent qu’elles seront reconnues par la communauté financière internationale. "Nous attendons un taux d’adhésion d’environ une [banque] par mois" a déclaré Lynn Swarz, représentant du secrétariat des Principes équatoriens. Pour adopter ces principes, une banque a simplement besoin de déclarer que sa politique et ses procédures internes sont, ou seront bientôt, en conformité avec les normes de la SFI.
Les Principes équatoriens pourraient déjà donner des résultats. Peu après avoir adopté les directives, la Banque Royale du Canada s’est retirée du projet minier controversé Rosia Montana en Roumanie, apparemment parce que les commanditaires du projet ne pouvaient prouver que celui-ci respectait lesdites normes sociales et environnementales.
Cependant, beaucoup d’organisations non gouvernementales critiquent les Principes équatoriens, les jugeant insuffisants et relevant leur manque de transparence et de mécanismes de contrôle. Elles affirment que les principes restent très éloignés des normes du développement durable établies par la Déclaration de Collevechio rédigée par 100 ONG en janvier dernier. L’organisation Rainforest Action Network fait remarquer que les Principes équatoriens n’empêchent pas les banques d’investir dans des projets dangereux pour les écosystèmes sensibles, mais aident seulement à atténuer les dégâts. Certaines ONG affirment que la large adoption de ces directives est un bon premier pas, mais que la vraie question reste de voir si les banques appliqueront ou non ces principes.
23 pays d’Afrique menacés par une crise alimentaire
D’après l’Organisation pour l’Alimentation et l’Agriculture de Nations Unies (FAO), au moins 25 millions de personnes en Afrique sub-Saharienne ont besoin d’une aide alimentaire d’urgence. A peu près la moitié d’entre elles se trouvent en Éthiopie, 5,5 millions au Zimbabwe et 1,9 millions au Soudan. Parmi les autres pays menacés par le manque de nourriture, on peut compter l’Angola, l’Erythrée, le Mozambique et la République Démocratique du Congo. Plusieurs facteurs ont contribué à cette pénurie. Les luttes armées au Libéria, en Côte d’Ivoire et en République Démocratique du Congo ont chassé des millions de fermiers pauvres de leurs terres et perturbé gravement l’agriculture de ces régions. La pandémie du Sida a tué ou rendu inapte une grande partie de la main-d’oeuvre du secteur agricole et de l’industrie agroalimentaire au Zimbabwe, au Mozambique, en Angola et en Afrique du Sud. Les fortes pluies et les inondations ont détruit les récoltes dans certaines régions de Somalie, d’Éthiopie et du Kenya.
un jeune garçon ramène chez lui de la nourriture provenant d’un centre d’aide, à Lalibela, Éthiopie.
Photo :Anthony Njuguna, © Reuters 2003
Dans le même temps, l’épuisement ou l’érosion des sols continue à réduire la production agricole alors que l’augmentation de la population conduit au déboisement des terres et force les paysans à cultiver des terres de plus en plus pauvres à flancs de colline. Parallèlement, la croissance du commerce transfrontalier a accéléré la propagation des maladies du bétail, réduisant la production de viande. La solution aux problèmes les plus immédiats dépendra de l’aide apportée par le World Food Program et les projets d’assistance de la FAO. Les solutions à plus long terme nécessiteront des stratégies internationales pour faire face aux changements climatiques, aux organismes envahissants, et aux inégalités du commerce agricole.
Des produits chimiques dans les réserves d’eau produisent des effets féminisants et diminuent la qualité des spermatozoïdes.
Venant s’additionner à un grand nombre de recherches sur les impacts des substances dans l’eau douce perturbant les endocrines, deux études récentes sont venues confirmer les effets suspectés de produits chimiques agissant comme oestrogènes sur les humains et les animaux. L’une de ces études, menée par Karen Kidd, de l’Institut canadien de l’eau douce, a démontré qu’un oestrogène de synthèse utilisé dans les pilules contraceptives et d’hormonothérapie pouvait féminiser plusieurs espèces de poissons d’eau douce. L’équipe de Kidd a introduit de l’ethynylestriadol (EE2) dans un lac reculé de l’Ontario, maintenant une concentration (environ 5 nanogrammes par litres) tout à fait dans la moyenne des concentrations d’EE2 observées dans les eaux de surface polluées. Les hormones de synthèse qui résistent à la digestion par les sucs gastriques et sont rarement éliminés par les stations d’épuration, contaminent l’eau par le biais des excréments humains et la mise au rebut anarchique des médicaments.
Tous les poissons mâles du lac ont commencé à produire de la vitellogénine, un précurseur des protéines d’oeuf, et un tiers des vairons de Pearl Dace produirent des oeufs dans leurs testicules. Certains poissons arrêtèrent de produire des spermatozoïdes, et l’une des espèces perdit tout ses caractères masculins extérieurs. Les petits vairons furent les plus affectés ; apparemment, la reproduction des têtes-de-boules cessa complètement. "Nous n’avons vu aucun jeune [tête-de-boule] l’année dernière et nous ne nous attendons pas à en voir cette année", a déclaré Kidd. D’après elle, l’introduction d’oestrogènes dans une eau auparavant non polluée était nécessaire pour établir un lien entre l’EE2 et la féminisation. Alors que la contamination par l’oestrogène de synthèse et la féminisation des poissons mâles sont tous deux des phénomènes bien documentés, les conclusions sur les causes et les effets ont été compliquées par le nombre d’autre substances chimiques trouvées communément dans les eaux de surface polluées. Les études précédentes n’avaient également pas déterminé si les espèces féminisées pouvaient encore se reproduire.
Gauche : testicules normales d’un tête-de-boule
Droite : testicules d’un tête-de-boule exposé au EE2 pendant 113 jours dans un lac canadien, révélant une fibrose et un développement anormal du tissu testiculaire.
Sources : Vince P. Palace, Freshwater Institute, Winnipeg.
Une autre étude, dirigée par Shanna Swan de l’Université du Missouri, a démontré l’impact de pesticides communs avec des propriétés proches de l’oestrogène sur la qualité des spermatozoïdes humains. L’équipe de Swan a effectué des tests sur 400 hommes du Middle-West - dont seulement deux occupaient des postes à risque au contact de pesticides - portant sur la présence de métabolites de pesticides dans leur urine et sur la qualité de leur sperme en utilisant trois mesures.
Cette étude a révélé de forte corrélations entre l’exposition à trois pesticides communs et une qualité de sperme médiocre. Les hommes les plus exposés à l’atrazine, au diazinon et à l’alachlor étaient respectivement 11, 17 et 30 fois plus susceptibles de produire un sperme de qualité médiocre. Swan n’a pas été en mesure de dire avec certitude comment ces hommes ont été exposés aux pesticides, mais elle suspecte fortement l’eau potable, puisque ces produits chimiques sont connus pour contaminer les réserves d’eau et ne sont pas éliminés par la plupart des procédés d’épuration utilisés à l’heure actuelle.
Ces études en cours soulèvent des questions inquiétantes à propos d’autres contaminateurs présents dans l’eau en faible quantité, spécialement les produits pharmaceutiques et d’hygiène personnelle. De nombreuses réserves publiques d’eau sont de véritables cocktails de petites quantités d’antibiotiques, d’hormones, de médicaments vétérinaires pour le bétail ou les animaux de compagnie, d’antiacides, de médicaments anti-cholestérol, de codéine, d’antidépresseurs, d’écran solaire, de substances utilisées en chimiothérapie, d’anti-douleurs, de caféine, et potentiellement, de centaines d’autres produits chimiques et métabolites. Même si ces substances contaminatrices attirent de plus en plus l’attention des chercheurs de l’EPA (Agence de protection de l’environnement des États-Unis) et d’autres institutions, leurs impacts sur la santé humaine et l’environnement restent mal compris, et il pourrait s’écouler plusieurs années avant qu’une réglementation appropriée ne soit mise en place.