L’idée de créer un prix environnemental est venue à Goldman au petit-déjeuner, un matin de 1988, alors qu’il lisait les noms des lauréats de plusieurs prix Nobel. En accord avec feu sa femme, il décida d’offrir une récompense semblable aux gens agissant au niveau local pour leurs contributions de fond à la protection de l’environnement. Ils envisageaient le Prix Goldman comme un moyen de souligner la nature internationale des problèmes environnementaux, d’attirer l’attention du public sur des questions mondiales cruciales et d’inspirer à d’autres l’envie de suivre l’exemple des lauréats.
Depuis 1990, 113 personnes de 67 pays ont reçu le Prix Goldman, qui comprend une récompense de $ 125.000 et une tournée médiatique et publicitaire de 10 jours à San Francisco et Washington D.C. Les lauréats des six grandes régions du monde sont sélectionnés par un jury international sur la base de nominations confidentielles soumises par un réseau mondial d’organisations environnementales et d’experts. Par le passé, plusieurs lauréats, dont une lauréate de 1991, Wangari Maathai (Prix Nobel de la paix en 2004), et une lauréate de 1996, Marina Silva, ont poursuivi leurs efforts en accédant à des postes politiques d’importance dans leurs pays.
| Les lauréats du Prix Goldman 2006 |
AFRIQUE
Silas Kpanan’Ayoung Siakor / Monrovia, Liberia
Une voix pour les forêts et leurs habitants
Silas Siakor tenant la statuette du Prix Goldman, représentant l’Ouroboros.
Silas Siakor, 36 ans, a passé une grande partie de sa vie à recueillir les preuves de l’exploitation forestière illégale, de la falsification des documents s’y rapportant et d’abus en matière de droits de l’homme dans son pays d’origine, le Liberia. Sur la base de cette documentation, il a pu révéler que l’ancien Président, Charles Taylor, utilisait les bénéfices dégagés d’activités incontrôlées et destructrices d’abattage de forêt pour financer une guerre civile qui a ravagé le pays 14 années durant, causant la mort de 150 000 personnes. Siakor a transmis ces informations au Conseil de sécurité des Nations Unies, qui a interdit les exportations de bois du Libéria dans le cadre d’une série de sanctions commerciales encore en vigueur aujourd’hui. Sous le régime corrompu de Taylor, le gouvernement avait attribué la plus grande concession forestière du Liberia à une entreprise forestière favorisée, lui permettant de décimer des forêts d’une grande richesse du point de vue biologique, et de bafouer impudemment les droits de l’homme. Afin de documenter cette activité, Siakor a employé des observateurs stationnés dans trois ports clés pour recueillir des informations sur 80 % des exportations de bois du pays. Les observateurs ont découvert que non seulement les exportations effectives dépassaient largement les estimations officielles, mais aussi que les ouvriers de l’entreprise étaient directement impliqués dans le déchargement de cargaisons d’armes.
Depuis le départ de Taylor en 2003, Siakor a travaillé de concert avec la nouvelle administration du Liberia afin d’instaurer une politique forestière durable et de donner la voix au chapitre aux communautés locales par le biais du premier Congrès des habitants des forêts qu’il a organisé. En sa qualité de Directeur de l’Institut du développement durable à Monrovia, il a réussi à amener le gouvernement provisoire à protéger 1.5 millions d’hectares de forêt. Siakor a convaincu l’ONU de ne pas lever les sanctions sur le bois tant que les entreprises forestières corrompues du régime de Taylor n’auraient pas disparu, que le secteur forestier libérien ne serait pas réformé et qu’un plan de gestion réalisable n’aurait pas été instauré. Démontrant le pouvoir des sanctions et la légitimité des preuves accumulées par Siakor, la Présidente actuelle, Ellen Johnson-Sirleaf, a révoqué toutes les concessions forestières et s’est engagée à ne pas conclure de nouveaux accords avant la mise en place des réformes.
Cependant, Siakor se bat toujours contre des adversaires puissants qui veulent pénétrer dans les forêts libériennes. L’ONU subit la forte pression exercée par la Chine, par certaines autorités du gouvernement libérien et d’autres acteurs désireux de lever les sanctions sur le bois. Mais la détermination de Siakor est intacte. « Notre lutte pour l’environnement va au-delà des arbres » explique-t-il. « Il s’agit d’une campagne pour la justice sociale et le respect des droits de l’homme. Une bataille pour le droit à un environnement sain et sûr. »
ASIE
Yu Xiaogang / Kunming, Chine
Le pouvoir d’un seul dans un pays aux innombrables voix
Yu sur la « Gorge du saut du tigre » surplombant le Yangtze.
Pendant des années, Yu Xiaogang, 55 ans, a travaillé à la création de programmes innovants de gestion des bassins hydrographiques en Chine, un pays qui n’a cessé pendant des décennies de construire des barrages hydroélectriques pour exploiter la puissance de son réseau de fleuves et de rivières. L’abondance des recherches et la richesse de la documentation recueillie par Yu sur l’impact socio-économique des barrages sont à l’origine de la décision du gouvernement central, d’une part, de dédommager de manière plus conséquente les villageois déplacés par les barrages existants, et, d’autre part, de mener des études sur l’impact social des principaux projets de barrages. Fondateur de la puissante organisation Green Watershed, Yu a découvert sa voie après avoir analysé les conséquences d’un barrage sur le lac Lashi pour sa thèse de doctorat. Le barrage avait détruit l’écosystème local et sévèrement gravement perturbé l’existence des pêcheurs et paysans locaux. Yu a su réunir les habitants, des représentants des autorités locales et des entrepreneurs privés afin de reconstruire la zone, considérée aujourd’hui comme un des dix cas de développement durable les plus réussis en Chine.
En 2002, Yu a présenté un rapport au gouvernement chinois sur l’impact social du barrage de Manwan sur le Mékong, le pressant de verser à la communauté affectée quelque 70 millions de yuans ($ 8,7 millions) comme fonds supplémentaires de ré-établissement. Aujourd’hui, le gouvernement inclut l’étude d’impact social dans son processus de décision pour les principaux projets de développement. Yu se bat actuellement pour stopper la construction de 13 nouveaux barrages sur la rivière Nu dans la province du Yunnan, lesquels déplaceraient quelque 50 000 personnes, affecteraient les moyens de subsistance de millions de personnes en aval et endommageraient le riche patrimoine floristique et faunistique de la région. Afin d’expliquer les impacts aux villageois, Yu les a fait rencontrer les communautés affectées du Mékong qui leur ont raconté l’ampleur de la destruction de leurs moyens de subsistance. Il a également travaillé sur un programme télévisuel national sur les effets des barrages En 2004, le Premier ministre Wen Jiabao a suspendu le projet Nu, invoquant l’insuffisance des recherches et des analyses, alors que le gouvernement provincial proposait un projet réduit à quatre barrages. Un des soucis majeurs de Yu est d’habiliter les villageois à prendre part au processus de décision sur les barrages à travers des ateliers de travail et des programmes de formation. Son but est d’aider les groupements non gouvernementaux chinois à exiger des études d’impact social plus développées, et ainsi obtenir une meilleure représentation des intérêts des communautés menacées par la construction de barrages. « Pour atteindre un développement réellement durable en Chine, affirme-t-il, la participation à part entière de tous les Chinois est indispensable. »
EUROPE
Olya MelenLviv | Ukraine
Protéger les zones humides contre la corruption
Olya Melen sur le Danube.
Olya Melen, 26 ans, est une avocate qui dérange. Elle a usé des voies légales pour faire suspendre la construction d’un immense canal qui aurait éventré le delta du Danube, un site inscrit par l’UNESCO au patrimoine mondial de l’humanité et une des zones humides les plus importantes au monde. En récompense de ses efforts, Melen a été poursuivie par le gouvernement ukrainien d’avant la Révolution orange, gouvernement notoirement corrompu et au-dessus des lois. En 2004, bafouant l’obligation de publication et en violation des lois environnementales nationales et internationales, le gouvernement ukrainien a commencé les travaux de dragage et d’épontillage de sections de 170 kilomètres des voies navigables du delta pour créer un canal assez large pour permettre à de grands navires de passer directement du Danube à la mer Noire. L’organisation qui employait Melen, Environment-People-Law (EPL), a eu connaissance du projet et a immédiatement intenté une action en justice pour éviter la construction. Melen a pris en charge le dossier malgré son absence d’expérience au tribunal. « Je suis devenue une environnementaliste par accident » indique-t-elle.
Dans l’affaire, Melen s’est opposée à une équipe d’avocats du gouvernement qui cherchaient à abroger le statut de zone protégée des rivières et étangs de la Réserve de biosphère du Danube. Durant les années qui ont suivi, les hommes de loi du gouvernement et certains ministres ont usé de diverses techniques de dissuasion et de harcèlement contre elle et ses clients. Elle a par ailleurs été accusée publiquement de trahison et d’espionnage. Sachant que l’Ukraine est liée par de nombreuses conventions internationales, l’association EPL a intenté une action en justice sur la base des conventions Aarhus et Espoo afin de contraindre le gouvernement ukrainien à justifier ses plans de canal alors même qu’il menait une action de séduction auprès de l’Union européenne. Melen a pu prouver que l’étude d’impact environnemental, approuvée par le ministre de l’Environnement, était insatisfaisante. Le juge a décidé que le développement du canal violait les lois environnementales et pouvait avoir des effets néfastes sur la biodiversité du delta du Danube. « J’ai toujours été optimiste quant à nos chances de gagner, je n’ai jamais envisagé la défaite » affirme Melen. « Je n’ai cessé de répéter la phrase "Rien n’est impossible". » Même si le gouvernement ukrainien de l’ancien Président Leonid Koutchma a refusé de stopper la première phase de la construction du canal, l’enjeu de taille révélé par Melen a joué un rôle déterminant dans la décision prise par le nouveau gouvernement en août 2005 de rejeter les plans de la deuxième phase du projet. Cependant, le delta du Danube est toujours menacé : le Président Viktor Iouchtchenko a publiquement affirmé son soutien à la poursuite des travaux. Melen et ses collègues sont prêts à utiliser tous les instruments légaux disponibles pour continuer à protéger les zones les plus sensibles de la réserve de l’UNESCO.
ÎLES & NATIONS INSULAIRES
Anne Kajir
Port Moresby / Papouasie-Nouvelle Guinée
Une avocate indigène contre des groupes forestiers internationaux
Anne Kajir.
L’avocate Anne Kajir, 32 ans, a voué sa carrière à dévoiler et à combattre la corruption généralisée au sein du gouvernement de la Papouasie-Nouvelle Guinée (PNG), lequel a permis et encouragé une exploitation forestière illégale intensive dans la dernière grande forêt tropicale de l’Asie du Sud-Est et du Pacifique. En 1997, première année où elle a exercé son métier d’avocate, elle a gagné en appel, instaurant un précédent devant la Cour suprême de la PNG, une cause dans laquelle elle exigeait des groupes forestiers des dédommagements en faveur des propriétaires terriens indigènes. L’industrie du bois a depuis longtemps un fort pouvoir de corruption dans le paysage politique de la PNG, dont le gouvernement nourrit des relations lucratives durables avec les groupes forestiers. Même si la constitution garantit des droits fonciers aux habitants des forêts, Anne Kajir a pu réunir les preuves d’une corruption gouvernementale étendue qui a permis aux entreprises forestières de faire leur propre loi, ignorant les termes des permis officiels d’exploitation et terrorisant les communautés locales pour les forcer à renoncer à leurs droits. Aujourd’hui, Anne Kajir est à la tête du Centre de droit environnemental à Port Moresby. Elle travaille actuellement sur une affaire qui met en cause l’Autorité forestière de la PNG, donc l’Etat, et la principale entreprise forestière, soupçonnées d’avoir violé à plusieurs reprises la loi fédérale en octroyant et se prévalant de permis d’exploitation illégaux dans la province ouest de la PNG. Il existe des preuves indiquant que des représentants de l’entreprise forestière ont refusé de recueillir le consentement éclairé et les droits de coupe des propriétaires fonciers, et des récits de villageois faisant état d’actes extrêmes d’intimidation, allant de la signature forcée de documents sous la menace d’une arme à feu aux maltraitances physiques et aux humiliations. L’avocate elle-même a pris des risques considérables pendant ses neuf années de bataille juridique, ayant eu à subir entre autres des agressions physiques et le vol de son ordinateur, dérobé à son domicile avec tous ses dossiers. Ce qui ne l’a pas arrêtée pour autant. « Les propriétaires fonciers dépendent de leurs forêts pour survivre. Ils doivent donc être dûment informés des impacts de l’exploitation forestière sur leurs terres avant de transmettre leurs droits coutumiers sur ces ressources naturelles » explique Anne Kajir. « Le génocide menace si les barons du bois continuent à investir les lieux comme bon leur semble et à pénétrer toujours plus profondément dans les seules forêts tropicales qui nous restent. »
AMERIQUE DU NORD
Craig Williams / Berea, Kentucky, U.S.A.
Un vétéran du Viêt-nam mène une nouvelle bataille
Craig Williams à proximité du Blue Grass Army Depot, dans le Kentucky.
L’ébéniste Craig E.Williams, 58 ans, un vétéran décoré de la guerre du Viêt-nam, a fédéré une coalition nationale pour lutter en faveur de l’élimination sécurisée des stocks d’armes chimiques aux Etats-Unis. On estimait à 24 000 tonnes les éléments périmés d’armes chimiques stockés à travers le pays, dont la plupart, par décision du Pentagone, étaient destinés à l’incinération.
C. Williams a initié sa campagne en 1985 après avoir appris qu’un des neuf stocks d’armes à incinérer se trouvait dans un dépôt de l’armée de sa communauté. Redoutant les dangers de l’incinération de ces armes pour la population locale et l’environnement, il a rassemblé les citoyens vivant à proximité des huit autres sites d’incinération envisagés et a formé une coalition populaire, le Chemical Weapons Working Group (CWWG), exigeant l’élimination sécurisée et la transparence du programme du Pentagone.
Près de 10 ans de procédures plus tard, le Congrès a accepté en 1993 de reporter le financement de certains de ces incinérateurs dans l’attente d’un rapport sur des méthodes de destruction plus sûres. Cependant, le rapport a recommandé l’incinération dans six des neuf sites et a fait fi des preuves existant quant aux problèmes techniques et environnementaux et aux coûts prohibitifs des incinérateurs, mais aussi quant à l’existence d’alternatives plus sûres pour l’élimination de ces armes.
C. Williams a présenté les preuves au sénateur du Kentucky, Mitch McConnell, qui a relayé sa cause au Congrès. En 1996, l’armée a annoncé qu’elle aurait recours à un processus de base aqueuse plus sûr pour détruire les armes dans deux des sites de stockage et qu’elle suspendrait le financement d’incinérateurs dans deux autres Etats. Une victoire retentissante pour C. Williams et ses alliés. Durant la même période, Williams a aussi joué un rôle clé dans l’obtention du droit pour les citoyens d’accéder aux réunions sur l’élimination des armes chimiques, précédemment tenues à huis clos.
Ses efforts ont également permis de pousser le Pentagone à dégager un financement fédéral de plus de $300 millions pour une élimination plus sûre des armes. Cet argent a permis notamment aux sites du Colorado et du Kentucky de détruire plus de 880 000 armes chimiques. En outre, Williams et le CWWG ont donné la parole à de nombreux dénonciateurs faisant état d’incendies, de rejets d’agents chimiques et d’autres situations dangereuses à proximité des incinérateurs.
Aujourd’hui, Williams coopère avec les groupes CWWG et les citoyens de l’Oregon, de l’Utah, de l’Alabama et de l’Arkansas, où des incinérateurs continuent d’être utilisés pour détruire des armes chimiques. Les activistes s’appuient sur des moyens légaux, des campagnes médiatiques, des réunions civiques et d’autres instruments pour assurer un contrôle efficace, le respect des prescriptions pour la qualité de l’air, la protection des droits des travailleurs et la communication locale. Le CWWG contribue également à surveiller l’élimination des armes dans d’autres sites qui utilisent des technologies alternatives, assurant ainsi la responsabilisation et la transparence. Ce n’est pas la première incursion de C. Williams dans l’activisme. En 1980, il co-fondait la Vietnam Veterans of America Foundation, une des six organisations à l’origine de la Campagne internationale pour interdire les mines. L’organisation a remporté le Prix Nobel de la paix en 1997.
AMERIQUE DU SUD ET CENTRALE
Tarcísio Feitosa da Silva / Altamira, Brésil
Créer une mosaïque de zones protégées dans l’Amazone
Feitosa en pédagogue lors d’une rencontre avec les communautés.
Dans une région sans loi, située au nord de l’Amazone brésilien, où le défrichement et l’exploitation forestière illégale détruisent les communautés humaines et l’environnement, Tarcísio Feitosa da Silva, 35 ans, dirige une coalition populaire pour protéger la forêt tropicale et les peuples qui y vivent. Malgré les menaces de mort, Feitosa collabore avec les organisations locales pour créer des zones protégées pour les habitants. Il a en outre révélé au gouvernement brésilien l’existence d’activités étendues d’exploitation forestière illégale et dénoncé de nombreux cas de non-respect des droits de l’homme.
Pendant plus de 10 ans, Feitosa a lutté pour les droits de l’homme, pour la protection de l’environnement et pour un développement durable dans les régions reculées de Xingu et du Middle Land dans l’Etat du Pará. Il coopère avec la Pastoral Lands Commission, l’organe de la Conférence nationale des Evêques chargé de la justice sociale et est un membre élu du Mouvement pour le développement de la Transamazonie et du Xingu. Plusieurs dirigeants du MTDX ont été assassinés, dont Sœur Dorothy Stang, une religieuse américaine qui travaillait à Pará avec Feitosa, en février 2005.
Feitosa a documenté des activités d’exploitation forestière illégale et dans une action retentissante, a renseigné des fonctionnaires gouvernementaux qui ont investi des sites d’exploitation illégale, ont saisi 6 000 arbres d’acajou abattus illégalement et les ont vendus aux enchères. Ils ont récolté $ 1,5 millions pour créer un fonds destiné à financer le développement durable et la conservation. Feitosa a aussi contribué à organiser une action de protestation au cours de laquelle les membres de la communauté ont attaché leurs bateaux entre eux pour barrer l’embouchure d’une rivière importante, bloquant ainsi les barges remplies de bois illégal et saisissant 2 000 billes.
Les efforts de Feitosa ont amené le gouvernement à protéger une mosaïque de 240 000 kilomètres carrés de forêt tropicale humide qui, ajoutés aux terres indigènes existantes, en font la plus vaste zone de forêt tropicale protégée de la planète, d’une taille dépassant celle de l’Etat du Minnesota. « Ici, en Amazonie, nous avons le plus grand corridor de zones protégées au monde » note Feitosa. « C’est capital pour assurer l’existence des populations humaines qui dépendent de la forêt pour survivre et pour garantir la continuité de la forêt et de ses ressources. Les gouvernements local, régional et fédéral du Brésil se doivent, à présent, d’assumer leur rôle de protecteurs de ces forêts. »