COMMUNIQUÉ
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Madame, Monsieur,
Avec plus de 25 numéros publiés, le magazine en ligne L’état de la planète est devenu une référence en matière de développement durable.
Vous êtes journaliste, éditeur d’un journal, rédacteur responsable d’une lettre d’information, du journal de votre quartier ou de celui de votre université ? Nous vous invitons à reprendre le matériel publié dans L’état de la planète magazine, en particulier le résumé des principaux articles de notre Communiqué de presse.
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Il n’y a pas de "petits journaux" lorsque l’information est juste, et qu’elle contribue à faire émerger des sociétés pourvues d’économies durables et plus humaines. De nombreux quotidiens et périodiques de toutes tendances n’hésitent pas à faire référence aux publications de l’Institut Worldwatch.
Benoît Lambert, rédacteur en chef
N° 30 / NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2006
Campagnes de diffamation, manœuvres budgétaires et toute puissance de l’exécutif
Selon James Hansen, un scientifique de la NASA dont nous publions un article dans ce numéro de L’Etat de la planète, même à une époque où les scientifiques réalisent des percées importantes vers la compréhension du réchauffement planétaire, les groupes d’intérêt particuliers américains s’affairent à saper ces recherches et à tromper le public. Hansen conteste l’approche non scientifique des chercheurs de l’Institut CATO visant à discréditer les données sur le climat, de même que les efforts anti-constitutionnels de l’administration Bush pour réduire le budget scientifique de la NASA et effacer une déclaration clé de sa mission - « comprendre et protéger la planète que nous habitons » - des livres officiels.
Hansen affirme : « On peut comprendre que des groupes d’intérêt spéciaux ont, très tôt, tourné leur regard vers des scientifiques qui portaient un message qu’ils préféraient entendre. Mais aujourd’hui que le réchauffement climatique et ses impacts sont mieux connus, il faut que le milieu des affaires comprenne que sa responsabilité légale et morale s’accroît avec sa négation continuelle du réchauffement planétaire. ». Dénonçant une réduction de 20 pour cent du budget 2006 de la NASA destiné à la recherche et à l’analyse dans le domaine des sciences de la Terre, Hansen souligne « mettre un terme aux actions de mesure est une manière d’éviter les mauvaises nouvelles ! Bien que la mission de la NASA consistant à ‘comprendre et protéger la planète que nous habitons’ a été effacée, l’importance des réductions budgétaires et leurs implications à long terme ne fait de loin pas l’unanimité.. »
Portée disparue : une économie de l’hydrogène en Islande
Dans son article, Freyr Sverrisson écrit que « malgré l’annonce très prometteuse de l’Islande en 1998 selon laquelle elle éliminerait sa dépendance envers les combustibles fossiles et tracerait les contours d’une économie s’appuyant sur l’hydrogène propre, il semble que peu d’actions concrètes et tangibles sortent de ces projets, aucun calendrier n’a été annoncé et la production en Islande est dans les faits en déclin. » Alors que l’Islande continue d’être louangée pour son engagement en faveur de l’hydrogène, son gouvernement subventionne en réalité des centrales hydroélectriques destructrices de l’environnement pour alimenter des alumineries polluantes, retardant ainsi la croissance économique du pays et engendrant la cession des ressources naturelles à quelques puissants intérêts privés. Sverrison affirme : « L’idéologie politique ou économique ne peut à elle seule expliquer les politiques actuelles. Une explication pourrait être que certaines oligarchies, parmi les cercles de l’élite financière et du pouvoir en Islande, voient l’opportunité de transférer les ressources nationales dans des mains privées à prix cassés. »
Promesse inattendue : lorsqu’une catastrophe ouvre une opportunité de paix
Selon Michael Renner, la gestion internationale de la crise et l’éclairage médiatique intense de la destruction massive du petit territoire d’Aceh au nord de Sumatra provoqué par le tsunami dans l’Océan Indien en décembre 2004, est à l’origine de l’accord de paix intervenu entre les séparatistes et le gouvernement indonésien. Or, malgré les progrès du processus de paix, dont le retrait d’Aceh de l’armée indonésienne et la capitulation de Gerakan Aceh Merdeka (Mouvement de libération d’Aceh), « construire un système politique démocratique et établir les responsabilités dans les violations des droits humains du passé » constitue une lutte ardue. Selon Renner : « La bonne volonté observée après le désastre peut amener les factions en conflit au-delà de leurs différents uniquement si cette bonne volonté se transforme en une volonté politique. Il faut répondre aux racines du conflit, le processus de paix doit être fiable et s’appuyer sur un socle solide, il doit donner aux habitants des raisons de souhaiter la paix et prendre en considération les intérêts croisés qui pourraient souhaiter la poursuite du conflit. »